f Montagne
Gypaète barbu Gypaète barbu
Règne : Animalia
Embranchement : Chordés
Sous embranchement : Vertébrés
Classe : Oiseaux
Ordre : Accipitriformes
Famille : Accipitridés
Genre : Gypaetus

Gypaète barbu

Gypaetus barbatus

Synonyme(s) :

Phène des Alpes (ancien)

Régime alimentaire :

Charognard

Mode de déplacement :

Digitigrade

Altitude :

Au-delà de la limite supérieure de la forêt

Habitat :

Gorges, falaises, ravins de haute montagne

Protection :

Protégée en France

Aire de répartition :

Europe / Asie centrale / Afrique / Moyen-Orient. Pyrénées, Alpes et Corse en France

Informations :


L'une des quatre espèces de vautour dont il est le plus grand avec une envergure qui peut atteindre les 2,80 mètres. Il intervient en dernier sur une carcasse par rapport aux autres charognards et récupère les tendons et les ligaments ainsi que les os dont il fragmente les plus gros en les laissant tomber en vol, en contrebas sur la roche. Il se sédentarise après plusieurs années de voyage (6 à 7 ans). L'accouplement s'effectue entre octobre et février et la femelle pond 1 à 2 œufs entre décembre et mars. Dans le cas de deux naissances pour le même nid, un seul gypaèton survivra en s'attribuant la nourriture en dépit du second. Le jeune gypaète s'envole ensuite en juillet-août. Il a une espérance de vie d'environ 30 ans en milieu naturel. Dans les Alpes, au XIXème siècle et au début du XXème le gypaète est victime de rumeurs selon laquelle il serait un être démoniaque et qu'il tuerait des enfants et des animaux d'élevage. La coloration rouge autour de son œil aurait une origine démoniaque et son plastron orangé proviendrait du sang de ses victimes (la coloration vient en réalité de la boue qu'il s'attribue pour montrer qu'il est maître de son territoire). Il est alors chassé, empoisonné et ses œufs sont détruits par l'Homme contre parfois une prime. Il disparait ainsi des Alpes en 1935 avant d'être réintroduit à partir des années 1980. Il est encore aujourd'hui parfois victime de braconnage ou d'empoisonnement après avoir consommé des carcasses d'animaux eux-mêmes morts empoisonnés par l'Homme.

Retour